Première accueille Trepalium comme un pari rare dans la fiction télévisée française. La série imagine une société où seuls vingt pour cent des habitants ont un emploi. Un mur sépare les actifs de celles et ceux qui sont rejetés hors de la ville : la science-fiction donne ici une forme visible à la fracture sociale.
La critique s’attarde surtout sur le travail visuel de Vincent Lannoo. L’architecture froide et les espaces réels détournés rendent ce futur immédiatement crédible. L’article cite notamment le siège du Parti communiste conçu par Oscar Niemeyer et la Bibliothèque nationale de France, employés pour donner de l’ampleur à la série malgré un budget serré.
“Le résultat visuel est bluffant”
Première
Pour le magazine, cette maîtrise de l’image porte le sujet autant que l’intrigue. Le résultat fait de Trepalium une référence de l’anticipation française et donne à son inquiétude sociale une présence physique.
L’article original
Trepalium : la première série dystopique française a de la gueule
Première · La rédaction · 18 février 2016
