Dans cet entretien avec Documentary, Raoul Peck décrit une collaboration faite d’essais successifs entre Paris et la Belgique. Il demande à Vincent Lannoo d’explorer les outils d’intelligence artificielle, puis reçoit, au fil des mois, une importante matière visuelle. L’enjeu est de trouver ce qui peut tenir dans la logique documentaire du film.
Une piste décisive vient de la manière dont Vincent associe musique et paroles générées. La séquence née de ces recherches est montée avec de véritables images de Donald Trump. Peck s’intéresse au trouble entre les deux registres : parfois, le réel paraît plus fabriqué que la fiction.
“Vincent was hired specifically to do this.”
Documentary / IDA
Le cinéaste explique aussi pourquoi il a limité l’usage de l’IA. La continuité des personnages et des plans reste difficile à maîtriser ; la transparence sur la fabrication des images lui paraît essentielle. Dans le film, ces expérimentations servent une réflexion plus large sur la manipulation du langage et des faits.
L’article original
The Synthesis: Raoul Peck on Using AI to Critique Authoritarianism in ‘Orwell: 2+2=5’
Documentary / IDA · Katerina Cizek et shirin anlen · 7 octobre 2025